• La fauvette.

     

    Comment fait-elle la fauvette,

    Pour ne pas se piquer ?

    Elle semble en goguette,

    Et voltige en une fusée,

     

    Dans les vieilles aubépines,

    Et les ronces asséchées,

    Au milieu des épines,

    Des aiguillons fourchés.

     

    Je siffle, elle s’approche

    La belle au dos grisé,

    Elle saute sur la roche,

    Sur la ciste fanée,

     

    Me montrant sa moustache,

    Aussi blanche qu’un névé,

    Puis d’un « tac-tac » se fâche

    Et elle disparaît.


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  • La jolie fontaine.

     

    Une eau fraîche coulait de la jolie fontaine.

    J’avais soif, j’ai couru et j’ai perdu haleine.

    Cet élan d’allégresse, il t’était destiné.

    De janvier à décembre, j’avais tant à donner.

    .

    Mais j’ai passé l’automne à la jolie fontaine,

    Et tout comme l’hiver, mon attente incertaine.

    Le cœur emplit d’amour qui t’était destiné

    Les saisons sont passées, tu n’es pas arrivée.

     

    Le printemps m'escortat à la jolie fontaine,

    Puis l’été réchauffa mon cœur de porcelaine.

    La chaleur de mon âme, elle t’était destinée.

    Ton visage et ton corps remplissaient mes pensées.

     

    Un matin, je t’ai vu à la jolie fontaine.

    J’ai couru, j’ai volé me disant quelle aubaine !

    Et le secret espoir que cette course vaine

    Finirait un beau jour, en amour, quelle veine !


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  • Voilà ci-dessous le poème avec lequel , j'ai participé ce jour au concours de poésie organisé par Léa sur Kazeo et dont le sujet est : "le rêve". Les résultats seront connus dans quelques jours...Bonne chance à tous les participants et que le ou la meilleur(e) gagne....

    Le plus beau de mes rêves…

     

    Hier, par un matin blême, je me suis demandé,

    Quel songe le plus beau, j’avais bien pu rêver.

    Etait-ce d’avoir vu défiler ma jeunesse,

    Ou bien de m’être vu acquérir des richesses ?

     

    Etait-ce d’avoir nagé au milieu des dauphins,

    Ou bien d’imaginer quel serait mon destin ?

    Etait-ce d’avoir chaud au soleil des Tropiques

    Ou bien de faire l’amour à la Dame de Pique ?

     

    Etait-ce d’avoir volé tout comme un oiseau bleu,

    Ou bien d’avoir jouer à des jeux dangereux ?

    Etait-ce d’avoir erré tout autour de la Terre,

    Ou tel un cosmonaute de quitter l’atmosphère ?

     

    Non, en ce beau matin, je me suis réveillé,

    Mon rêve le plus beau, c’est la réalité.

    Et la réalité, c’est de t’avoir trouvée,

    Tous mes rêves, d’un seul coup, se sont réalisés.


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  • L’Ombrage

     
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    Au début du printemps, un gland avait germé,

    Sous un charme imposant au tronc bien affirmé.

    La ramure du charme, qu’on appelait charmille,

    Projetait bien trop d’ombre sur l’arbre juvénile.

     

    Tout au long des saisons, le chêne se plaignait

    Auprès de son voisin de son air indigné,

    De cette ombre néfaste obturant le soleil,

    Le laissant somnoler dans un demi-sommeil.

     

    Au début de l’hiver et par un beau matin,

    Le chêne vît le ciel et crut en son destin.

    Il poussa, il poussa et il reprit espoir,

    Voyant l’astre du jour, la fin de ses déboires.

     

    Mais le printemps revint et avec lui, les feuilles

    Du charme qui, du coup, retrouva son orgueil.

    Et les années passèrent et le chêne grandit.

    Bien plus vite que le charme qui jouait au dandy.

     

    Quand vint le jour promis où à égalité,

    Le chêne fît sentir sa belle dignité,

    Au charme prétentieux de son tronc et son bois,

    Que son âge avancé avait rendu narquois.

     

    Puis les cycles du temps et les jours s’écoulèrent

    Comme l’eau sous le pont de la jolie rivière.

    Le chêne avait poussé bien au-delà du charme,

    Qui vît que son prochain allait rendre les armes.

     

    Le chêne fort peiné croyait voir dans son ombre,

    Le déclin de l’ami que la fin rendait sombre.

    « Tu souviens du temps où tu faisais barrage,

    Au ciel et soleil », dit-il en témoignage.

     

    Mais le charme était vieux et il resta muet,

    Car dans ses souvenirs de cet obscur passé,

    Des remarques du chêne, il ne prit pas ombrages,

    Car l’ombre qu’il projetait était son héritage.

     

    Il n’avait pas d’regrets, encore moins de remords,

    Il avait bien vécu et attendait la mort.

    Sur le pré, un séquoia géant avait soudain grandi,

    Mais le chêne insolent ne lui fit pas crédit.

     

    Les grands arbres font de l’ombre, voilà leur destinée.

    Mêmes si pour certains, ce n’est pas toute l’année.

    Sous l’ombrage qu’ils jettent, il faut, mais sans ambages,

                      Vivre sa vie sans crainte et ne pas prendre ombrage.                     


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  • L’Essen’ciel

      
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    J’aime regarder le ciel,

    Le soleil, les astres, les arcs-en-ciel.

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime son bleu, son gris pastel,

    Parfois son rouge surnaturel.

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime ses couleurs d’aquarelle,

    Ses nuances, ses tons intemporels

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime cet aspect sensoriel,

    La tête en l’air comme un gratte-ciel.

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime son noir qui étincelle,

    Où certains voient du superficiel

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime ses nuages de miel,

    Qui disparaissent dans l’irréel.

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime ses orages rebelles,

    Ses pluies, ses giboulées de grêle,

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime ses brises chaudes ou bien de gel,

    Ses bourrasques, ses tempêtes irrationnelles

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime ses étoiles en carrousel,

    Ses planètes, même sans jumelles.

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime ses oiseaux, ses hirondelles,

    Qui filent comme des caravelles.

    Pour moi, le ciel est essen’ciel.

     

    J’aime regarder ma belle.

    Dans mes yeux, je ne vois qu’elle.

    Pour moi, c’est sûr, elle est mon ciel.


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