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    Sur le chemin de Vivès

     
     
              Partis sans laisser d’adresse,

    Vers les senteurs et les ivresses,

    A la recherche de richesses

    Sur le Chemin de Vivès.

     

    Flânerie remplie de paresse,

    Au pays de la sécheresse,

    J’ai banni le mot « vitesse »

    Sur le Chemin de Vivès.

     

    Ici, aucun roi mais des altesses,

    Pas de barons que des princesses,

    Un univers plein de noblesse,

    Sur le Chemin de Vivès.

     

    La nature est mon hôtesse

    D’accueil, de joie et d’allégresse,

    Je ne vis que de promesses,

    Sur le Chemin de Vivès.

     

    La faune, la flore, quelle kermesse !

    Apothéose sans prouesse,

    Je finis sans aucune tristesse,

    Sur le Chemin de Vivès.

     

    Le lien vers la balade 


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  • Le Refuge du Gai Sourire.

     

     
     
    Rendez-vous était pris au refuge du Gai sourire,

    Rendez-vous était pris selon son bon plaisir,

    J’étais parti très tôt d’un très joli village

    Du nom de Fenouillet suivant un balisage.

     

    Par des coteaux pentus et des collines blanches,

    Je marchais en sifflant imitant les mésanges.

    Qui sera le premier au début du printemps,

    Serait-ce la primevère au jaune si éclatant ?

     

    Le chemin m’entraîna par des prés à estives,

    En contrebas du val s’écoulait des eaux vives,

    Qui sera le premier à écouter le vent,

    Qui arrive du nord et chante joliment ?

     

    Des chevreuils pâturaient en lisière de forêt,

    Ils détalèrent soudain partant vers leurs secrets,

    Qui sera le premier à avoir cette aubaine,

    De se désaltérer à l’eau fraîche des fontaines ?

     

    Des sapins centenaires dominaient les décors,

    Les feuilles des érables étaient des pièces d’or,

    Qui sera le premier à entendre ton rire,

    Dont l’écho qu’il renvoie n’est fait que pour séduire

     

    Dans le ciel tournoyaient de grands aigles royaux

    Ils planaient nonchalants tels les rois des oiseaux.

    Qui sera le premier à gagner ton amour

    Mon coeur empli d’espoir battait comme un tambour

     

    La piste tortueuse prit fin à Gai Sourire

    Cette bien jolie image quel dieu l’avait permise ?

    Qui sera le premier à croiser ton regard ?

    En tous cas, j’étais là bien présent au rancard,

     

    Le refuge était vide, la cheminée glaciale,

    Personne au rendez-vous, quelle était la morale ?

    J’étais bien le premier à avoir rêvé d’elle.

    J’ai quitté Gai Sourire,  réalité cruelle.


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     Par un matin d'été

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    Par un matin d’été dont je veux faire éloge,

    J’avais bien devant moi la ligne bleue des Vosges,

    Vosges aux formes arrondies tels de lourds mamelons

    Mais qu’à l’école primaire, on appelait « ballons ».

     

    Par un matin d’été sous un ciel azuré,

    J’avais plongé mon coeur dans le bleu des pensées.

    Pensées des Vosges aux suaves pétales

    Poussant sur le sommet d’un ballon bien ovale.

     

    Par un matin d’été aux lumières tamisées

    J’avais mouillé mes pieds dans la fraîche rosée,

    Cette rosée si douce me rappelait tes lèvres,

    Que tu m’avais offertes de façon bien trop brève.

     

    Par un matin d’été sous un soleil radieux

    J’avais trempé ma plume dans l’encre de tes yeux.

    Tes yeux sombres d’ébène aux reflets de résine,

    Que de longs cils si noirs superbement dessinent.

     

    Par ce matin d’été, je ne pensais qu’à toi,

    J’avais rêvé la nuit d’un improbable exploit,

    Exploit de nous aimer de manière éternelle,

    Et de gagner ton cœur, invincible citadelle.


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  • BERNARD-TAILLEFER

     
    Bernard 1er Taillefer, comte de Besalu

     

    Bernard 1er du nom fut un jeune profane,

    Des batailles royales, il apprit les arcanes.

    Ses amis l’appelaient Taillefer le terrible,

    Car jamais de sa vie, il ne manqua sa cible.

     

    Par-dessus les châteaux par-dessus les montagnes,

    Il combattait partout de l’ombre à la soulane.

    Il était grand, costaud, pour tout dire un bel homme

    Délivrant Fenouillet par les Gorges de Saint-Jaume.

     

    Il fit longtemps la guerre en pays de cocagne,

    Avec comme devise « ou tu meurs ou tu gagnes ! »

    Comte du Roussillon, d’Empuries et d’ailleurs,

    Il ne fuyait jamais devant ses agresseurs.

     

    D’Aragon en Castille et de France en Espagne,

    Il délaissait compagnes pour partir en campagne,

    Mais sa fuite en avant devint de l’imprudence,

    Il finit par mourir sur les terres de Provence.


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    Je suis un vieux moulin à vent

     

    Je suis un vieux moulin à vent,

    J'ai perdu mes ailes il y a longtemps.

    Je dominais le Grand Rocher,

    Mais j'ai fini par trébucher.

     

    Plus rien ne tourne rond ici,

    Dans le village de Caramany.

    Ni ici, ni ailleurs, c'est sûr,

    Or mis peut-être la viticulture.

     

    Alors les vignerons sont contents,

    Et c'est là la plus important,

    Car si mes meules ont vu du sarrasin,

    Elles n'ont jamais vu un grain de raisin.

     

    Je suis un vieux moulin à vent

    Ayant perdu ses ailes il y a longtemps.....


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